AFG Bank Cameroun : 1 550 milliards de FCFA de bilan, 25,5 milliards de bénéfice, la banque camerounaise change de dimension
Le bilan d'AFG Bank Cameroun a franchi la barre des 1 550 milliards de FCFA en 2025, avec un bénéfice net porté à 25,5 milliards, confirmant la montée en puissance des groupes bancaires régionaux camerounais.
Photo d'illustration · Source : Unsplash
DOUALA, AFG Bank Cameroun franchit un cap. La filiale camerounaise du groupe panafricain a clôturé son exercice 2025 avec un total de bilan de 1 550 milliards de FCFA, un plus haut historique, tandis que son bénéfice net atteint 25,5 milliards, en progression significative par rapport à l'exercice précédent.
Trois moteurs expliquent cette performance. D'abord, une politique offensive de conquête de clientèle corporate, notamment dans l'agro-industrie, la logistique et les télécoms, avec une part croissante de financements structurés. Ensuite, une accélération du retail digital, qui a permis d'élargir la base de dépôts à faible coût. Enfin, une maîtrise du coût du risque, en dépit d'un environnement macro encore heurté en CEMAC.
Le résultat consolide la place d'AFG Bank Cameroun dans le peloton de tête du marché camerounais, dominé historiquement par un noyau franco-marocain. Il illustre plus largement la montée en puissance des banques régionales camerounaises et de leurs actionnaires panafricains, qui gagnent du terrain sur les segments moyennes entreprises et retail affluent.
Pour le régulateur COBAC, cette montée en puissance est doublement bienvenue. Elle renforce la diversification du système bancaire, un enjeu prudentiel classique. Elle offre également des marges de manœuvre pour financer localement les projets structurants portés par l'État et les collectivités, en cohérence avec l'agenda d'industrialisation de la CEMAC.
Reste à convertir cette performance financière en approfondissement du crédit à l'économie réelle. Les analystes surveilleront, sur 2026, l'évolution du ratio crédits/dépôts, la part des PME dans le portefeuille et la trajectoire du coût du risque, en particulier sur les segments les plus exposés à la volatilité des matières premières.

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